The Social​ Correspondent​ N°37 – Vous prendrez bien un jeton non-fongible ?!

The Social​ Correspondent​ N°37 – Vous prendrez bien un jeton non-fongible ?!

Édito

De New York à Paris, des collectionneurs d’arts aux chaînes de fast-food en passant par les manias de la bourse, les NFT déchaînent les passions. Mais que se cache-t-il réellement derrière l’acronyme si tendance et quelles sont les opportunités pour les marques ?

Avant de vous lancer à corps perdu dans les affres des NFT, veillons à bien maîtriser les bases. NFT c’est l’abréviation de “Non- Fungible Token” ou “jeton non-fongible”. Et là, c’est le moment où vous vous rendez compte que même en Français vous ne comprenez rien ? Pas de panique, c’est normal. Un jeton non-fongible est une donnée valorisée composée d’un type de jeton cryptographique qui représente un objet, le plus souvent un objet numérique (image, vidéo, audio, etc.), auquel est rattachée une identité numérique qui est reliée à un ensemble non-vide de propriétaires. Son authentification est validée grâce au protocole blockchain qui lui accorde sa valeur. Les jetons non-fongibles ne sont donc pas interchangeables.

Dans la pratique les NFT grâce à leur unicité, se collectionnent et s’échangent, créant et faisant ainsi varier leur valeur. Ils n’ont pas de valeurs inhérentes hormis celle que le marché leur donne. C’est ici que le parallèle avec le marché de l’art se fait. La valeur des œuvres est fixée et challengée par le marché et les collectionneurs. On observe ainsi une rupture entre le rapport traditionnel au digital et les NFT. Avant on recherchait à décloisonner la propriété culturelle en offrant à tout le monde la possibilité d’obtenir une copie, aujourd’hui on recrée de la rareté.

La vente par Christie’s en mars dernier de l’œuvre en format JPG de l’artiste américain Beeple pour 69 millions en est le parfait exemple. Avec les NFT on n’enregistre plus un fichier trouvé sur le web mais on le paye des millions via une vente aux enchères de NFT. Ces derniers mois, les ventes plus ou moins insolites se sont enchaînées : premier tweet signé Jack Dorsey (le fondateur de Twitter), CriptoKicks de Nike, œuvre de Banksy, panier de son joueur ou équipe favorite de la franchise NBA. Les chaînes de fast-food se sont aussi engouffrées dans la brèche : tacos virtuels de Taco Bell, portions pixélisées de Pizza Hut, McDonald’s numérisés…

Les NFT permettent de toucher une clientèle plus jeune et de venir la chercher sur un terrain tendance et innovant. De nombreuses marques commercialisant des produits iconiques peuvent utiliser les NFT pour repenser leur communication. Autre opportunité : la fidélisation des clients. Par exemple, Burger King a placé plus de 6 millions de QR codes sur les emballages de ses célèbres sandwichs. Un partenariat avec la plateforme de trading NFT Sweet permet aux consommateurs qui scannent ces QR codes de collectionner et d’échanger des NFT, et donc de les encourager à consommer.

Véritable levier marketing ou simple phénomène de mode ? L’avenir nous le dira, mais ce qui est sûr, c’est que pour les marques les opportunités sont bien réelles !

 

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Contributors

Mathurin BERTRAND

Lead Content

Jimmy CASSEUS

Social Media Executive

Magalie PARADIS

Social Media Executive

Dina ZIAT

Digital Project Manager

Josselin MOREAU

Head of Strategy & Experience