The Social Correspondent N°10 : Liker n’est pas aimer

The Social Correspondent N°10 : Liker n’est pas aimer

Édito

Baromètre du bon goût, faiseur et défaiseur de cybernotoriété, interaction ultime, le like règne sans partage sur les réseaux. Le pouvoir de ces tyrans ne se limite pas au social media, ils sont devenus des membres à part entière de notre quotidien. On se rappelle tous de l’épisode « Nosedive » de la série Black Mirror où les gens se notent les uns les autres sur une app. La note est alors l’indicateur de la réussite sociale de chacun. Une fiction devenue réalité dans certaines provinces de la Chine qui attribuent une note à leurs citoyens. Dans ce contexte comment imaginer des réseaux sociaux voire même une société, sans like ? Et pourtant… Cet été Facebook et Instagram ont réalisé des tests visant à supprimer les nombres de likes. Sur Instagram les likes et le compteur de vues ont disparu des publications. Un premier pas vers la suppression généralisée des likes où un simple essai visant à tester la réaction des users. Un peu des deux…

L’idée est belle mais soulève des questions de taille, surtout pour les marques. Comment jauger et analyser l’appétence des fans pour les messages, les produits, etc. ? Comment se sentir aimé sans être liké ? En repensant la relation fan/annonceur en s’appuyant sur la conversation. Il faut commencer à s’orienter vers d’autres KPI que les seuls likes pour mesurer le ROI. Les likes demeurent toujours pertinents mais doivent être englobés dans une équation impliquant davantage l’engagement. La conversation, par essence plus personnelle et plus engageante est un terreau fertile pour récupérer des insights et des retours sur expérience. Deux éléments précieux pour une marque. Cette recherche d’insight par la discussion doit être le point central dans la conception du contenu. Le post doit être un point de contact entre les fans et la marque.

 

 

 

THE SOCIAL CORRESPONDENT#10

Contributors

Dina ZIAT

Strategic Planner

Josselin MOREAU

Head of Strategy and Experience

Mathurin BERTRAND

Lead Content